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 par Isabelle IBA / Espace du Possible

L’invitation au voyage pictural

Cécile ALMA FILLIETTE, une infatigable aventurière du langage plastique, passionnée des formes et des couleurs, veut nous mener du bout du pinceau dans les méandres de l’imagination, là où siègent notre sensibilité profonde et notre intuition. Un cheminement qu’elle propose de faire de façon ludique et créative, dans un Atelier de peinture où Mandalas et  Arbres sont les acteurs privilégiés de notre éveil.

Après une solide formation aux Beaux Arts, elle a parcouru l’Asie ; dix années qui lui ont permis de découvrir d’autres clés de la perception, d’avoir une approche de la vie « plus légère, plus euphorique et plus positive ».

Elle aurait pu se contenter du parcours du combattant de la peinture, entre vernissages et galeries, commandes et déconvenues … Non, son créneau à elle, c’est l’épanouissement de la personne.

Un bagage acquis également à l’Espace, depuis de nombreuses années, car l’aspect expérimental du lieu permet de lancer des idées nouvelles, d’oser, de se rendre libre, puisqu’il n’y a pas ce rapport d’argent avec les participants et que l’on n’est pas tenu de faire en contrepartie de quelque chose. « L’Espace est idéal pour travailler dans la nature ; les formats peuvent être géants, donc le rapport différent ; l’atmosphère de vacances, la disponibilité des gens extraits de leur milieu habituel,  génèrent  une très grande ouverture. Cela m’a permis d’oser, d’expérimenter des techniques et des approches nouvelles que je mets en application depuis dans mes autres ateliers

 

L’objectif de son atelier n’est pas seulement « d’apprendre une technique, d’enseigner un savoir, de faire du beau ou de créer un chef d’œuvre… mais bien d’accompagner les participants, les ouvrir, leur permettre de s’affirmer par la création et donc dans la vie »

L’on peut y développer un thème donné. L’élément « terre », par exemple,  exprimant la matière, l’on peut mettre en exergue les particularités inhérentes à son symbolisme : trop de terre exprimant trop d’attachement, de lourdeur, un côté trop « terre à terre » ; à l’inverse, pas assez de terre révélerait un manque d’ancrage, et par delà,  une difficulté d’affirmation de soi. Le rééquilibrage peut se faire de différentes façons, par exemple avec le travail sur  l’élément air représenté par l’espace de la feuille, où la profondeur d’une perspective, la mise en page d’un dessin peuvent devenir des moyens de prise de conscience…

Cécile A-F fait intervenir bien d’autres « outils », se sert par exemple de l’iconographie pour illustrer sa pédagogie. Un ciel à la TURNER, un clair obscur  du CARAVAGE, l’intimité d’une lueur de bougie vue par Georges de LA TOUR sont là quelques exemples de la manière dont elle procède, non pas pour demander aux participants de reproduire le chef d’œuvre en question, mais bien d’ouvrir leur perception, prendre conscience de cette impression qui précède ce que l’on va exprimer.

 

Peindre : un tout

Tout participe du geste pictural :  un rythme sonore, un mouvement corporel, la danse …  autant de techniques qu’elle fait intervenir dans son travail ; ne vous étonnez pas d’apprendre à peindre en dansant : c’est tout à fait dans sa démarche de recherche de synergies nouvelles… C’est par exemple ce qu’elle a osé faire à l’Espace avec Claire BERTHELIN et son Atelier consacré au « Mouvement et Créativité » ( méthode Feldenkrais ).

Forte de son expérience asiatique, Cécile A-F débute le plus souvent les séances par des exercices de relaxation. Une discipline nécessaire avant d’aborder, par exemple, le travail de l’autoportrait :  « cette technique permet de faire un travail sur le corps en priorité,  sur le ressenti ». Partant du principe que « l’on se voit chaque matin devant sa glace, sans réellement se voir », il s’agit là de ressentir telle ou telle partie du visage et de l’exprimer ; même si le résultat  est informel ;  peu importe, ce n’est pas la qualité du dessin qui prime mais ce que l’on aura exprimé qui compte ici. D’autant que les contraintes pour dessiner l’autoportrait en question, sont rudes : sans lever le crayon, ou bien les yeux fermés, ou encore sans regarder la feuille , pire, en le tenant dans la bouche… De là à dire que l’on dessine comme un pied il n’y a qu’un pas, mais ce n’est pas le propos de son atelier où les jugements de valeurs n’entrent pas en ligne de compte.…!

Cette démarche est aussi ludique que profonde car sa finalité  est de « redonner de la force au participant pour qu’il reprenne sa place, retrouve et canalise ses énergies ».

 

Dessine moi un arbre, je te dirai qui tu es…

Cousin éloigné du « test de l’arbre » qui se pratique en psychologie, cet exercice que propose Cécile A.F.  permet de rentrer dans une dimension proche de celle du corps car l’on travaille sur une feuille aussi grande que soi, avec des contraintes de temps, de mise en page et de sens du dessin à respecter. Il en résulte une « projection » de soi qui est souvent révélatrice. Par exemple, une disproportion importante entre le feuillage, le tronc et les racines peut révéler un déséquilibre ( à l’instar de l’exemple cité ci-dessus, concernant l’exagération ou la carence d’un élément ). La confrontation de sa représentation avec celle du groupe permet aussi de se situer par rapport à l’autre. Ceci révèle, par exemple  l’ambiguïté des rapports existant entre un parent et  son enfant ; Cécile A-F cite l’exemple d’une petit fille de huit ans qui se plaignait, à l’issue d’une séance de peinture avec sa mère, de leurs arbres respectifs sur la même feuille,  de ce que celle ci lui « mangeait son espace ».  Et pourtant, rien ne laissait supposer au départ que la mère puisse faire ombrage à sa fille tant la relation paraissait harmonieuse …

 

Le Mandala : une table d’orientation

Cécile A-F a rapporté dans ses bagages d’Asie des perles de l’orient : les Mandalas, ces cercles  concentriques et symboliques figurant l’Univers et qui servent de support à la réflexion. Une prise de conscience enrichissante sur la polarité conscient - inconscient, raison -  intuition, rationalité - créativité, cérébral - émotionnel …  et qui peut être très révélatrice. Au centre de ce processus dialectique on peut atteindre des dimensions plus profondes de l’être, moins touchées par les émotions superficielles. Ce que d’autres, comme Patrice COLONNA dans son travail sur le Clown, appellent l’AwarenessC’est cette dimension profonde qu’il nous faut découvrir et cultiver  « pour vivre l’enfant créateur en nous ».

Tout un programme… tout comme cette petite phrase pas anodine, collée sur la porte de son frigo : « L’Art est une blessure qui devient lumière »

 

Cécile ALMA FILLIETTE anime à l’Espace à Pâques et l’été. Elle organise également sur Paris toutes sortes d’ateliers hebdomadaires, mensuels et  des dimanches à thème. Où trouve-t-elle encore le temps d’animer des week-end à thèmes et des stages un peu partout ? Si le cœur vous en dit, allez  donc sur les traces des grands voyageurs d’antan, noircir votre « carnet de voyage » en Tunisie ou ailleurs… Vous y apprendrez l’aquarelle sur le tas et y gagnerez un sixième sens, celui du regard

 

 


 par Uniterre

"Peintre ou rien !", artiste-voyageuse 10 ans en Asie

La peinture a toujours été au cour de la vie : à l'âge où un enfant dit : « quand je serais grand, je serais pompier ou infirmière ! », pour moi, c'était peintre ou rien. Il m'a fallu patience et témérité pour que ce projet entêté et précoce prenne figure de réalité. Un an d'études artistiques aux USA après le bac, les Beaux-Arts de Reims, l'école d'Arts Appliqués à Paris, une licence d'Arts Plastiques, un cours passge en maison d'édition, pour finalement enseigner les Arts Plastiques à l'Education Nationale quelques années, avant de prendre la route vers l'Asie et y voyager dix ans (Inde, Népal, Birmanie, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Taïwan, etc..). Pour rester dix ans, fascinée, aquarellant à la manière des artistes-voyageurs, ronde de découvertes, premiers voyages et expositions. J'ai eu la chance durant toutes ces années, de vivre de la vente de mes aquarelles et illustrations de voyage.

 

Arthérapeute

C'est le désir de partager le grand bonheur de peindre qui m'a fait prendre le chemin du retour vers la France pour y suivre une formation d'Arthérapie et ouvrir un atelier de peinture créative où la pédagogie a deux noms : Plaisir et Intuition. Court-cirtuitant les approches traditionnelles dans une recherche où Savoir-Faire et Savoir-Etre se complètent. Depuis quinze ans, j'explore et peaufine des propositions ludiques et originales auxquelles mes stagiaires ne résistent pas. A chaque séance son thème, son outil, et surtout une contreinte qui permet de puiser à la source créative qui nous habite, un défi devant la difficulté où l'apparente complexité mène à une réalisation personnelle. J'interviens régulièrement dans le cadre de la formation continue des adultes, plus particulièrement des travailleurs sociaux et éducateurs, en animant des ateliers et stages sur la pédagogie de l'Art et son impact auprès des personnes en difficulté. Théorie et pratique donnant toutes les approches qui peuvent débloquer la créativité.


Les ateliers "carnets de voyage" aux 4 coins du monde...

Jamais déprise du goût du voyage en peinture, j'ai mis en place il y a six ans, à la demande de mes élèves des stages «carnets de voyage» où la découverte d'un pays s'approfondit du regard de l'artiste. Chaque stage est une véritable immersion dans l'Art de voir, sentir, explorer, où chaque stagiaire va progresser beaucoup plus rapidement qu'au cours de séances ponctuelles. Au cours de seize voyages déjà vécus, j'ai pu nourrir mon expérience d'animatrice d'une pédagogie toute adaptée aux carnets de voyage. Le stage commence toujours par une séance atelier où je propose des exercices propres à dédramatiser le dessin, le rendre plus vivant, à apprivoiser l'art du croquis rapide nécessaire dans les situations sur le vif. D'autres propositions attachées à la maitrise du pinceau de la couleur de matériaux moins classiques (encres, pastels, crayons variés.) et l'utilisation des matériaux du pays. Chaque jour nous allons à la découverte d'inspiration nouvelle, occasion de résoudre les problèmes de perspective, de la mise en page, d'espace par la couleur, les proportions du corps humain, sa mise en mouvement et en espace. Les temps de pause sont l'occasion d'échanger autour des oeuvres du jour pour aller plus loin le lendemain. Une exposition des ouvres sur place ou à Paris prolonge le plus souvent l'expérience.

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